préménopause

Préménopause : comment reconnaître les premiers signes ?

La préménopause correspond à cette transition hormonale progressive qui précède la ménopause, une période où les fluctuations des œstrogènes et de la progestérone viennent bousculer l’équilibre interne, avec des répercussions sur l’énergie, l’humeur instable, la prise de poids, la digestion, la concentration et le système nerveux.

Êtes-vous à ce moment, souvent discret, où vous commencez à sentir que quelque chose change, sans pouvoir poser de mot précis dessus.

Vous continuez à avancer, à travailler, à gérer mille choses, mais la fatigue s’installe plus vite qu’avant, le stress laisse une empreinte plus profonde, le sommeil devient plus fragile, et parfois une bouffée de chaleur surgit sans prévenir, comme un signal que votre corps vous envoie sans explication claire.

C’est peut-être le début de la préménopause, mais rassurez-vous, ce n’est pas un effondrement, ce n’est pas une défaillance.

C’est un ajustement biologique majeur qui mérite d’être compris pour préserver votre santé sur le long terme.

À retenir

La préménopause est une transition hormonale progressive qui peut impacter fatigue, sommeil, stress, humeur et prise de poids, bien avant l’arrêt des règles.

En lecture conventionnelle, le diagnostic s’appuie surtout sur l’évolution des cycles et des symptômes, car les dosages hormonaux varient beaucoup d’un mois à l’autre.

En Ayurveda (Atreya Smith), cette phase ressemble à une montée naturelle de Vata, parfois associée à Pitta, et demande plus de régularité, de chaleur et de stabilité nerveuse.

La préménopause, que l’on appelle aussi périménopause, désigne la période de transition hormonale qui précède l’arrêt définitif des règles. Elle peut s’étendre sur plusieurs années, parfois cinq à dix ans, avant que la ménopause ne soit confirmée par douze mois consécutifs sans menstruation.

Durant cette phase, les ovaires ne cessent pas brutalement de fonctionner ; ils deviennent plus imprévisibles. L’ovulation peut être moins régulière, la progestérone diminue souvent en premier, tandis que les œstrogènes fluctuent de manière parfois marquée, créant une instabilité hormonale qui se répercute sur l’ensemble de l’organisme.

Or ces hormones ne régulent pas uniquement le cycle. Elles influencent aussi :

  • la qualité du sommeil
  • la thermorégulation (et donc les bouffées de chaleur)
  • la sensibilité au stress
  • la répartition des graisses
  • la stabilité émotionnelle

Lorsque ces régulations deviennent plus chaotiques, le corps demande une adaptation plus fine de votre mode de vie. Le dérèglement hormonal demande plus de stabilité, une meilleure gestion du stress et un rééquilibrage alimentaire.

À quel âge commence la préménopause ?

En moyenne, la préménopause débute autour de 40 à 45 ans, mais il n’existe pas de règle universelle, et certaines femmes ressentent des changements dès la fin de la trentaine, tandis que d’autres ne perçoivent des modifications notables qu’après 45 ans.

L’âge moyen de la ménopause en France se situe autour de 51 ans, ce qui signifie que la phase de transition hormonale peut commencer plusieurs années auparavant, souvent au moment où la vie professionnelle et personnelle est la plus intense.

Ce décalage entre exigences extérieures élevées et fluctuations internes peut expliquer pourquoi la fatigue et le stress semblent soudain plus difficiles à gérer qu’avant.

préménopause

Comment savoir si je commence la préménopause ?

La préménopause ne se manifeste pas toujours par un signe spectaculaire ; elle s’installe souvent à travers une accumulation de changements subtils qui, pris isolément, paraissent anodins, mais qui, ensemble, dessinent une nouvelle réalité corporelle.

Vous pouvez observer :

  • des cycles menstruels plus courts ou plus longs
  • des règles plus abondantes ou plus légères
  • une sensibilité accrue au stress
  • un sommeil plus léger ou fragmenté
  • une humeur plus instable
  • une prise de poids, souvent centrée sur l’abdomen
  • une fatigue persistante malgré un mode de vie inchangé

Ce qui trouble le plus, ce n’est pas tant un symptôme en particulier, mais le sentiment de ne plus fonctionner comme avant, alors même que vous n’avez pas le sentiment d’avoir “mal fait”.

Quels sont les 35 symptômes de la préménopause ?

On évoque souvent une liste d’une trentaine de symptômes pour illustrer l’ampleur des manifestations possibles, car la transition hormonale agit sur l’ensemble des systèmes physiologiques.

Parmi les plus fréquents :

  • cycles irréguliers
  • syndrome prémenstruel accentué
  • bouffées de chaleur
  • sueurs nocturnes
  • troubles du sommeil
  • anxiété
  • irritabilité
  • difficultés de concentration
  • baisse de motivation
  • prise de poids abdominale
  • ballonnements
  • douleurs articulaires
  • palpitations
  • sécheresse cutanée

 

Toutes les femmes ne présentent pas tous ces symptômes, et leur intensité varie considérablement d’une personne à l’autre. Ce qui compte, c’est l’évolution dans le temps et la cohérence d’ensemble.

Quel test permet de savoir si on est en préménopause ?

Il n’existe pas de test unique permettant d’établir avec certitude un diagnostic de préménopause, car les taux hormonaux peuvent varier fortement d’un cycle à l’autre, rendant un dosage isolé parfois peu représentatif.

Les bilans sanguins (FSH, œstradiol, progestérone) peuvent apporter des éléments d’information, mais le diagnostic repose principalement sur d’autres éléments :

  • l’âge
  • l’évolution du cycle menstruel
  • la présence de symptômes caractéristiques
  • l’observation sur plusieurs mois

La préménopause est donc avant tout un diagnostic clinique, fondé sur l’écoute attentive du corps et l’analyse globale de la situation.

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Pourquoi la préménopause favorise-t-elle la fatigue et la prise de poids ?

Les fluctuations hormonales influencent directement la régulation du cortisol, l’hormone du stress, ainsi que la sensibilité à l’insuline, ce qui peut modifier la manière dont le corps gère les sucres et stocke les graisses.

Lorsque les œstrogènes deviennent instables et que la progestérone diminue, le système nerveux peut devenir plus réactif, le sommeil plus fragile, et la récupération moins efficace. Dans ce contexte, la fatigue s’installe plus rapidement et la prise de poids abdominale peut apparaître malgré une alimentation inchangée.

Ce n’est pas uniquement une question de calories.
C’est une question d’environnement hormonal et nerveux.

Quel est le point de vue ayurvédique ?

Lorsque j’ai commencé à m’intéresser à la préménopause à travers l’Ayurveda, et notamment à travers les travaux d’Atreya Smith dans L’Ayurveda pour les Femmes, j’ai compris quelque chose d’essentiel : cette période n’est pas vue comme un “déclin hormonal”, mais comme une transition naturelle vers une nouvelle phase de vie, avec sa propre intelligence et ses propres besoins.

Dans la perspective ayurvédique classique, la vie est structurée en grandes étapes dominées par les doshas. Après l’âge Pitta (période de pleine activité, de construction, de responsabilité), vient progressivement l’âge Vata, marqué par plus de subtilité, de mobilité, mais aussi plus de sensibilité et d’instabilité si l’on ne s’adapte pas.

Les points fondamentaux

Atreya Smith insiste sur différents point pour expliquer la préménopause d’un pout de vue ayurvédique :

  • La préménopause correspond à une augmentation naturelle de Vata dans l’organisme.
  • Les fluctuations hormonales reflètent un mouvement plus irrégulier d’Apana Vayu, le sous-dosha responsable du cycle menstruel.
  • Les bouffées de chaleur traduisent souvent une implication de Pitta associée à cette instabilité Vata.
  • Les troubles du sommeil, l’anxiété et l’humeur instable sont fréquemment liés à un Vata aggravé dans le système nerveux.

Autrement dit, la préménopause n’est pas seulement une question d’œstrogènes et de progestérone ; c’est une question d’équilibre global des doshas et de stabilité du terrain.

Atreya Smith rappelle que cette transition devient problématique lorsque le corps est déjà fragilisé par :

  • un stress chronique
  • une digestion affaiblie (agni instable)
  • des rythmes de vie irréguliers
  • une surcharge mentale prolongée

La clé n’est donc pas de “stimuler” ou de “corriger” brutalement, mais de stabiliser Vata, d’apaiser Pitta si nécessaire et de soutenir le feu digestif sans l’épuiser.

Les solutions naturelles ayurvédiques pour la préménopause

Avant de songer à prendre des compléments alimentaires ou des plantes, commençons déjà par envisager ces solutions : 

  • instaurer des horaires réguliers
  • privilégier une alimentation chaude, digeste, nourrissante mais légère
  • intégrer des pratiques de régulation du système nerveux
  • ralentir sans se figer

 

Dans cette vision, la préménopause est une phase de réalignement profond, un passage vers plus d’intériorité et de discernement. Si l’on accompagne le mouvement au lieu de le combattre, cette transition peut devenir un temps de maturité et de puissance tranquille plutôt qu’un chaos hormonal subi.

Ce n’est pas une perte, c’est une transformation.

Dans un deuxième temps, des compléments pourront être apportés, toujours avec un conseil avisé d’un professionnel de santé.

Santé intégrative : comprendre pour mieux adapter

Plutôt que de considérer la préménopause comme un désordre à corriger, il est plus pertinent de la voir comme une phase de transition hormonale nécessitant un nouvel équilibre.

Cela implique souvent :

  • de stabiliser les rythmes de sommeil
  • d’adapter l’alimentation pour soutenir la digestion et limiter les pics glycémiques
  • de réguler le stress par des pratiques adaptées
  • d’ajuster l’activité physique pour soutenir sans épuiser

 

Plus l’observation est précoce, plus l’adaptation est fluide et facile.

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Deux lectures complémentaires, une même transition

La lecture conventionnelle nous explique que la préménopause est une transition hormonale marquée par des fluctuations des œstrogènes et de la progestérone, avec des répercussions sur le sommeil, la fatigue, l’humeur, le poids et la gestion du stress. Elle permet de poser un diagnostic, de comprendre les mécanismes biologiques et d’écarter d’autres causes médicales.

La lecture ayurvédique, elle, élargit la perspective. Elle ne regarde pas seulement les hormones, mais le terrain : l’équilibre des doshas, la stabilité du système nerveux, la qualité de la digestion, la capacité d’adaptation. La préménopause devient alors un passage vers l’âge Vata, qui demande plus de régularité, de chaleur, de douceur et de soutien.

L’une décrit les fluctuations hormonales, l’autre accompagne l’équilibre global.

Croiser ces deux regards permet de ne pas réduire cette phase à une série de symptômes, mais de l’aborder comme une transformation à comprendre et à ajuster.

Ce n’est pas un dysfonctionnement, c’est une transition naturelle vers une nouvelle et belle étape de la vie.

 

En résumé

La préménopause peut commencer dès la quarantaine et se manifester par un sommeil plus fragile, une fatigue persistante, des bouffées de chaleur, une humeur instable et une prise de poids plus centrale.

Croiser la lecture conventionnelle (mécanismes hormonaux, repères médicaux, diagnostic) et la lecture ayurvédique (terrain, doshas, digestion, système nerveux) aide à agir plus finement.

L’objectif n’est pas de “tenir bon comme avant”, mais d’adapter vos rythmes et vos habitudes pour traverser cette transition avec plus de stabilité et de santé.

Praticienne en santé naturelle et intégrative, Ayurveda et yoga, j’accompagne les femmes et les passionné·es de bien-être à retrouver équilibre et vitalité grâce à des pratiques simples et adaptées aux saisons. Mon approche mêle pédagogie, douceur et précision, pour que chacun puisse expérimenter le yoga et l’Ayurveda comme de véritables alliés du quotidien. Sur ce blog, je partage des recettes, des conseils pratiques et des inspirations pour cultiver énergie, sérénité et confiance dans votre corps, à tout âge de la vie.
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