En bref
- Selon l’Ayurveda, Vata augmente en automne et en hiver, avec le froid, le vent et la sécheresse.
- Après 40 ans, la fatigue, la peau sèche et un mental agité sont fréquents, surtout en périménopause.
- Pour apaiser Vata, misez sur la chaleur, la régularité et la lenteur, mais consultez en cas de doute.
À l’automne, il m’est arrivé de me retrouver bloquée devant le réfrigérateur, la porte ouverte, sans savoir pourquoi j’étais là. À cette période, mes cheveux tombaient davantage, ma peau était sèche et mon mental passait d’une idée à l’autre. Dans la tradition ayurvédique, on relie ce tableau à Vata, qui augmente en automne et en hiver.
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ToggleSi vous vous reconnaissez, vous n’êtes pas seule. Après 40 ans, la fatigue de l’automne et les variations de la périménopause peuvent se cumuler. Dans cet article, je regarde d’abord ce que la physiologie peut expliquer. Ensuite, je vous présente Vata et ses liens avec l’automne et l’hiver. Enfin, je vous partage mes gestes pour apaiser Vata, ainsi que les signes qui justifient de consulter.
Pourquoi se sent-on plus fatiguée et frileuse en automne et en hiver ?
Parce que plusieurs facteurs se cumulent. Les jours raccourcissent, le froid s’installe et le rythme de la rentrée reste soutenu. De plus, après 40 ans, les variations hormonales peuvent bousculer le sommeil. Aucun de ces éléments n’explique tout, car c’est leur addition qui pèse.
La lumière, le froid et le rythme
Quand la lumière baisse, notre horloge interne reçoit moins de repères. Alors, l’envie de ralentir se fait sentir. Le froid, lui, pousse à se contracter et à dépenser de l’énergie pour se réchauffer. Ajoutez la reprise des activités et la charge du quotidien : la fatigue s’invite donc facilement.
Ce que disent les études sur le sommeil
Une revue de la littérature publiée en 2025 s’intéresse au sommeil pendant la transition ménopausique. Elle rappelle que les troubles du sommeil figurent parmi les symptômes les plus fréquents et gênants. Un changement de sommeil peut même être l’un des premiers signes de la périménopause. Les bouffées de chaleur et les variations hormonales y sont associées, mais elles n’expliquent pas tout. En effet, le stress, le contexte de vie et les habitudes comptent aussi.
Il y a donc de bonnes raisons de regarder cette fatigue avec bienveillance. Elle ne traduit pas un manque de volonté.
Que désigne Vata, et pourquoi augmente-t-il en automne et en hiver ?
Dans l’Ayurveda, Vata est l’un des trois doshas. Les doshas sont de grands principes qui décrivent le fonctionnement du corps et de l’esprit. Vata correspond à l’air et à l’espace, donc au mouvement : respiration, circulation, pensées, transit. Or, la tradition considère que l’automne et le début de l’hiver font augmenter Vata. Ce sont en effet des saisons de vent, de froid et de sécheresse.
Les qualités de Vata en automne et en hiver
La tradition lui prête des qualités : sec, froid, léger, mobile, irrégulier. Quand elles dominent, on décrit une peau et des cheveux plus secs, une sensibilité au froid et un sommeil léger. On décrit aussi une digestion capricieuse et un mental qui s’agite. Ainsi, la scène du réfrigérateur évoque pour moi un mental Vata en mouvement. Pour mieux comprendre ce dosha, vous pouvez lire mon article sur Vata, le yoga et l’alimentation.
Une grille de lecture, pas un diagnostic
L’Ayurveda est une médecine traditionnelle vieille de plusieurs millénaires. En Inde, on la pratique comme un véritable système de soin. On y utilise les doshas de façon plus poussée qu’ici. En France, en revanche, le cadre réglementaire ne permet pas de l’employer de la même manière. Les doshas y servent donc de grille de lecture, pas d’outil de diagnostic.
De plus, un symptôme comme la chute de cheveux ou la fatigue peut avoir d’autres causes. Je m’en sers pour observer mon ressenti et choisir des gestes de douceur. Ils complètent un avis médical, sans jamais le remplacer.
Comment la périménopause se superpose-t-elle à Vata en automne et en hiver ?
Elle peut amplifier ce que l’automne et l’hiver apportent. En effet, la périménopause est une période de transition où les hormones fluctuent, parfois plusieurs années avant l’arrêt des règles. Ces variations peuvent se faire sentir sur le sommeil, l’humeur, la peau et l’énergie.
Les deux regards se recoupent d’ailleurs sur plusieurs signes. Vata en automne et en hiver, comme la périménopause, évoque une peau sèche, un sommeil léger et un mental agité. Il est pourtant difficile de démêler la part de chacun.
Sommeil, peau, cheveux : ce qui peut être hormonal
Le sommeil est le mieux documenté, comme nous l’avons vu plus haut. Pour la peau, la baisse des œstrogènes tend à la rendre plus sèche et moins élastique. Elle peut aussi intervenir dans une chute de cheveux plus marquée. Ce sont toutefois des mécanismes possibles, pas des certitudes pour chaque femme. En effet, une même sécheresse ou une même chute de cheveux peut venir d’autre chose.
Ce qui mérite d'être vérifié
Une chute de cheveux, une fatigue qui dure ou un sommeil très perturbé justifient d’en parler à votre médecin. Un bilan peut alors chercher des causes fréquentes et simples à traiter. Il peut s’agir, par exemple, d’un manque de fer ou d’un trouble de la thyroïde.
L’approche ayurvédique vient en complément de ce regard médical, pas à sa place.
Quelles routines pour apaiser Vata en automne et en hiver ?
Pour apaiser Vata en automne et en hiver, trois mots me guident : chaleur, régularité, lenteur. La tradition transmet ces gestes de douceur, et je les pratique moi-même. Ils s’inscrivent dans une démarche de confort et de bien-être, en complément d’un suivi médical si besoin.
Manger chaud et cuit pour Vata en automne et en hiver
En automne et en hiver, Vata apprécie la chaleur, et la tradition recommande des repas chauds et cuits. Pensez aux soupes, aux céréales mijotées, aux légumes racines et aux plats en cocotte. Ajoutez des épices douces, comme le gingembre ou le cumin. En revanche, on met plutôt de côté les crudités et les boissons glacées. L’idée est de soutenir Agni, le feu digestif. Pour cela, mangez à heures régulières, assise et sans écran.
Les compléments : seulement si on les digère bien
Si vous prenez des compléments alimentaires, demandez-vous d’abord si vous les digérez bien. Un complément mal toléré n’apporte rien de bon. En effet, la qualité de la digestion compte autant que le produit. Parlez-en à un professionnel de santé ou à votre pharmacien, surtout si vous suivez un traitement.
Soyez particulièrement vigilante avec l’ashwagandha, souvent présentée comme la plante du stress. Elle ne convient pas à tout le monde. Des précautions existent : grossesse, allaitement, troubles de la thyroïde, traitements en cours et antécédents du foie. Ne la prenez donc jamais sans avis médical.
L'auto-massage des pieds à l'huile de sésame
Le soir, je masse mes pieds avec de l’huile de sésame tiède, quelques minutes, lentement. Dans la tradition, l’huile apporte douceur et chaleur, deux qualités qui s’opposent à la sécheresse de Vata. Certaines femmes y trouvent ainsi un vrai moment d’apaisement avant la nuit. C’est un geste transmis par la tradition, que j’apprécie surtout pour le ressenti qu’il apporte.
Quelques précautions s’imposent. D’abord, testez l’huile sur une petite zone de peau. Évitez-la ensuite en cas d’allergie au sésame ou de peau irritée. Enfin, enfilez des chaussettes que vous pouvez tacher, et faites attention aux sols glissants.
Quel yoga et quelle respiration pour Vata en automne et en hiver ?
Choisissez un yoga doux, ancré, lent et fluide, associé à des respirations calmes. Vous n’avez pas besoin de pratiquer longtemps. En effet, dix à quinze minutes régulières valent mieux qu’une longue séance occasionnelle.
Une pratique ancrée, lente et fluide
En période Vata, en automne comme en hiver, je privilégie des postures stables, au sol ou debout. Je les enchaîne lentement, avec des transitions fluides. Je termine par un temps de repos. L’objectif est de donner un point d’appui à un mental qui a tendance à s’envoler. Pour aller plus loin, la page sur le yoga et l’Ayurveda détaille cette approche.
Nadi shodhana et cohérence cardiaque
La respiration alternée (nadi shodhana) se pratique assise, le dos droit. D’abord, on inspire par une narine en fermant l’autre avec les doigts. Ensuite, on expire par l’autre narine, puis on alterne, sans retenue et sans forcer, pendant trois à cinq minutes.
La cohérence cardiaque consiste à respirer à un rythme régulier d’environ six respirations par minute. Comptez cinq secondes pour inspirer et cinq pour expirer, pendant cinq minutes. Vous pouvez la répéter plusieurs fois par jour, selon ce qui vous convient.
Je les pratique parce qu’elles m’apaisent, et beaucoup de femmes les apprécient. Ces pratiques ont fait l’objet d’études, de taille et de qualité variables. Je les propose donc comme un soutien au quotidien, pas comme un traitement de l’insomnie ou du stress. En cas de vertige, de gêne respiratoire ou de problème cardiaque, arrêtez et demandez un avis médical.
Quand faut-il en parler à un professionnel de santé ?
Dès que ce que vous ressentez dure, s’aggrave ou vous inquiète. Les gestes de cet article accompagnent le quotidien, mais ils ne remplacent pas une consultation. Parlez-en à votre médecin dans ces situations :
- une fatigue qui dure plusieurs semaines ou qui s’intensifie malgré le repos ;
- une chute de cheveux importante, brutale ou par plaques ;
- un sommeil très perturbé, de façon persistante ;
- un moral durablement bas, une perte d’intérêt, ou une tristesse qui revient chaque saison ;
- des saignements inhabituels, des palpitations ou un essoufflement nouveau.
N’arrêtez jamais un traitement en cours de votre propre initiative. Signalez aussi à votre médecin ou à votre pharmacien les plantes et compléments que vous prenez.
Ce qu'il faut retenir
- Le froid, la lumière réduite et la périménopause peuvent se cumuler et amplifier la fatigue.
- Selon l’Ayurveda, Vata augmente en automne et en hiver. Manger chaud et cuit, masser ses pieds à l’huile de sésame et pratiquer un yoga lent peuvent l’apaiser.
- Les compléments et l’ashwagandha demandent de la prudence. Une fatigue durable ou une chute de cheveux importante mérite un avis médical.
Questions fréquentes sur Vata en automne et en hiver
Vata est-il mon dosha ou seulement une saison ?
Les deux existent dans la tradition. Chaque personne a une constitution de base, et les saisons peuvent faire augmenter un dosha temporairement. Un praticien formé peut vous aider à y voir plus clair, sans remplacer un avis médical.
Quelle huile utiliser pour l'auto-massage ?
L’huile de sésame est celle que la tradition associe à Vata, et celle que j’utilise. Choisissez-la de qualité alimentaire. Faites ensuite un test sur une petite zone de peau, et évitez-la en cas d’allergie au sésame.
Cohérence cardiaque ou respiration alternée, laquelle choisir ?
Il n’y a pas de bon ou de mauvais choix. Prenez celle qui vous est la plus agréable. Gardez-la ensuite quelques semaines pour observer ce qu’elle vous apporte.
Faut-il prendre de l'ashwagandha pour apaiser Vata ?
Non, ce n’est pas nécessaire, et cette plante ne convient pas à tout le monde. Demandez donc l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant d’en prendre.
Pour aller plus loin avec RESPIRE
Vous souhaitez être accompagnée pas à pas pendant cette transition ? Le programme RESPIRE propose des routines adaptées aux femmes de 40 à 55 ans. Vous pouvez aussi commencer en douceur avec le guide gratuit à télécharger.
Cet article est informatif. Il ne remplace ni une consultation médicale, ni un diagnostic, ni un traitement. Les pratiques ayurvédiques décrites s’inscrivent dans une médecine traditionnelle et une démarche de bien-être. En France, elles ne remplacent pas une prise en charge médicale. En cas de doute ou de symptôme persistant, parlez-en à votre médecin.


